mardi 28 juillet 2009

D'une marche à une autre

D'une destruction à une autre, de 1948 à 2009 ... elle est fatiguée, et pourrait, oui, facilement disparaître, s'il n'y avait, là, les raisons fugaces de ses sourires, au milieu de son témoignage entre colère et épuisement.


I swear to God, since I was 7 years old ....





Photo : film-stop of
courtesy of
One of the american women who went to Gaza to bring some hope, see for herself the situation and bring images, films and testimonies from Gaza.

Photos : arrêt sur image du film de l'agent codepink84 sur you tube. Jeune Américaine qui s'est rendue à Gaza dans le cadre d'une délégation de femmes américaines (Code Pink) pour apporter un peu d'espoir, mais aussi par leurs images, témoignages, servir de lien entre les gens "comme vous et moi" là-bas parlant, racontant, disant, un peu leur vie, aux gens comme vous et moi. Là...


Coup de coeur ... une fois de plus


Bon. C'est vrai, je suis une misanthrope bizarre.

J'aime non seulement les enfants, mais les vieilles dames, aussi. Et si j'y réfléchis, oui, bien sûr, les vieux messieurs qui possèdent la sagesse et l'éclair dans le regard. Oh, et puis les mamans. Bah, les papas aussi. Soupir. Bah, les jeunes dingo qui se la jouent dur à cuir m'attendrissent, c'est vrai. Bon. D'accord. Disons que je suis une misanthrope qui aime les gens.

Donc elle, franchement, c'est un poème.
Elle est géniale.
Elle a cette puissance des grand-mères dans ces pays là. On leur passe tout. Elles peuvent tout dire. Eclater de colère douce.

Elle est là, contre le mur de sa maison à moitié détruite, bancale, dans laquelle elle ne devrait pas être, avec ses fils, belle-filles, petit-enfants, mais bon, elle y est. Où voulez-vous qu'elle vive autrement ! Et elle s'agace comme une reine au milieu de son essaim d'enfants bourdonnant. Comme une Diva, elle envoie au diable tout le monde. Les Juifs, les Arabes, qu'ils disparaissent ! Tous ! Qu'elle lance, vaguement théâtrale. Puis, elle ajoute, à quoi bon vivre encore, ainsi. Avant de dire, je le jure depuis que je suis aussi petite qu'eux, je mène la même vie. L'intervieweuse lui demande son âge. Elle dit qu'elle avait 7 ans quand ils ont dû quitter leur village en 1948.

Et cela fait quand même un sacré bail, à vivre sans bail.

D'une destruction à une autre
Et c'est étrange de la voir raconter sa fuite lors des derniers bombardements, passant d'un jardin à un autre du voisinage avec ses souvenirs d'enfant, fuyant les massacres et destructions de villages palestiniens d'alors. Comme si les souvenirs se bousculaient, se confondaient, comme ses petit-enfants, tourbillonnant autour d'elle, leur vie, sa vie. Tout. Une ronde de la vie, de la mort. Une histoire interminable. Et toujours la même vie.



son village, si j'ai bien compris, c'est, enfin, c'était, celui-là :



http://www.palestineremembered.com/Hebron/al-Qubayba/index.html
Site qui effectue un travail titanesque consistant à répertorier les villages détruits, les témoignages
http://www.palestineremembered.com/

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