mercredi 28 janvier 2009

Château d'If

Un cri d'alarme Lavilliers de son disque "If" (1988)

Paroles Bernard Lavilliers Cri D'alarme

Je sais bien tu m'as croisé parfois, dans la nuit Dans mes endroits de malfrats, des lieux maudits mal fréquentés Justement avec des frères, qui ont fait des années de ratières Réprouvés par la justice et par la loi des hommes Et parfois tu te demandes avec tout ce que j'ai écrit Tout ce que l'ai fait, pourquoi le suis encore là A cette heure, disponible, cinq heures du matin A chercher non pas la vérité absolue, mais une vérité relative Qui sort parfois de la bouche des hommes ou des femmes Qui ont tellement survécus, tellement survécus Mais tu sais ce que je cherche, c'est pas ce que tu crois Et ce que j'écris, c'est pas ce que tu crois REFRAIN C'est un cri d'alarme, des mots d'amour Je suis là sans arme, seul, seul, dans le petit jour Je n'ai plus de larme, mes yeux sont trop lourds Ma voix se lézarde, seule, seule, sur mes mots d'amour Et parfois ces mots d'amour sont d'une violence incroyable Avec des batteries métalliques Et des guitares saturées de heavy rock métal Ces mots qui sortent du granit de la rue Ces mots qui sortent de la pourriture des villes bétonnées Fissurées, ces mots violence je casse ma voix Après l'en ai même plus Pour t'adresser la parole a la fin du concert Ces mots violence que le balance a la tête des gens C'est pas ce que tu crois C'est pas ce que tu crois C'est un cri d'alarme, des mots d'amour Je suis là sans arme, seul, seul, dans le petit jour Je n'ai plus de larme, mes yeux sont trop lourds Ma voix se lézarde, seule, seule, sur mes mots d'amour Aller viens, c'est des mots d'amour

http://www.deezer.com/track/cri-d-alarme-T1560463



C'est "drôle" j'étais justement en train d'écouter un Lavilliers cuvée 88, "if" et la chanson "Un cri d'alarme".

J'ai comme le moral plombé comme tout ce qui est dur, et dure trop.

Peut-être que s'il y a plus de bruit même que les voix à éteindre, les voix en braise, aucun karcher au monde ne pourrait les atteindre ?
Je sais pas. Il y a les fous, les cons, les salauds, et puis, il y a pire, les huiles de la haine. Les pires. Rien ne les grippe. Ne semble pouvoir les gripper. Mais bon, faut quand même jouer son rôle aussi pathétique qu'il soit de grain de sable. Je crois.

Labourer le champ des "je ne savais pas", les retourner jusqu'à qu'ils soient indignes à maintenir


Il faut se dire que ce ne sont pas que les voix, mais aussi les murs, que l'on peut lézarder...

NY

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