mardi 20 janvier 2009

Usine à chagrin

Le nez collé à la vitre, je regarde la neige tomber
J’aime tant regarder la neige tomber …

Le nez collé à la vitre, je regarde la neige tomber
Et ces tombes et sang
Sans mots
Je ne vois rien



Qu’une sorte d’hiver nucléaire
Sans âme
Ce monde me fait penser à une usine
Un camp de la mort gigantesque
Une usine où les utérus sont des boîtes de carton d’où l’on sort des baby-born, mattel ou choupi
Qu’une équipe d’enculés massacrera à coups d’enclumes
Une usine de corps brisés roulant sur des chenilles
Ou est-ce les chenilles des chars qui roulent sur les os, les chairs
Des bombes qui défragmentent phosphorisent
Des corps que l’on ne voit pourtant même pas, même pas le Jour
Usine de mort, énorme entreprise « qui ne connaît pas la crise »
Où s’affairent aujourd’hui à coups de chèques plus légers qu’un drap autour de ces petits corps aimés
Des équipes de réparateurs


Comment réparer ça ? Comment réparer cet amour brisé ???
.
.

Cassé dans le "carton d'amour au coeur de la fabrique mondiale de malheurs" ©rafahtoday.org



http://www.rafahtoday.org/news/todaymain.htm

Comment arrêter cette usine ?
Depuis la dernière fois où j’ai regardé la neige tomber
1300 morts dont un tiers sont des enfants
5000 blessés qui meurent par centaines, là, au cœur de la … « trève »


Vous savez, un enfant né avant terme, même quand il n'est pas cassé... dans le carton,
e
un nouveau-né, dans une couveuse d’un hôpital, sous générateur, parce que sans courant, son avenir est plus fragile que ses minuscules petits os.

Ce n’est pas fini.

C’est un cercle sans fin…


Ne voyez-vous pas ?

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